Cameroun: Les Preuves De L’illégitimité Du Régime De Monsieur Biya Paul

Il y a quelques semaines, nous avons commencé une série d’articles pour démontrer l’illégitimité du régime de Biya. En fait, nous n’allons pas seulement nous arrêter à démontrer ce qui va mal. Nous continuerons ensuite à faire des propositions sur ce qui peut être fait pour améliorer les choses. Voici le troisième article de cette série de plusieurs articles Un gouvernement devrait empêcher l’exploitation de l’homme par l’homme. Mais ce n’est pas le cas au Cameroun. En fait, il parait que le gouvernement camerounais favorise l’exploitation de l’homme par l’homme. Certainement, vous vous demanderez le comment de ces assertions. Vous pourrez même, si vous le voulez, émettre des arguments contre, comme ça a toujours été le cas chaque fois que quelqu’un a essayé de dire ce qui dérange. Vous voudrez sans doute savoir comment est-ce que l’on pourrait mesurer l’exploitation de l’homme par l’homme au Cameroun et dans quelle mesure le gouvernement devrait ou pourrait intervenir pour décourager cela. Nous ne ferons guère dans le verbiage ; nul ne peut convaincre ceux qui s’obstinent à s’aveugler. Mais pour ceux qui de bonne conscience sont désireux d’en comprendre davantage sur mes déclarations, allons-y et discutons un peu. Tout ce que nous allons faire ici c’est de présenter des poteaux indicateurs qui jettent leurs réverbères sur l’exploitation de l’homme par l’homme au Cameroun. En plus, nous allons laisser chacun décider s’il est humain d’appeler une telle pratique l’exploitation de l’homme par l’homme ou s’il faille lui trouver un autre nom plus euphémique. Chacun aura également la latitude de décider sur ce que le gouvernement peut et doit faire pour minimiser de telles pratiques. Voici quelques poteaux indicateurs.

  1. Le salaire minimum est insigniãant et facultatif

Dans les pays qui ont l’intérêt du citoyen à cœur, il y a un salaire minimum obligatoire en-deçà duquel aucun employeur ne peut aller même de façon temporaire. Mais au Cameroun, l’employeur est le seul à décider de la rémunération de l’employé. C’est ainsi que la grande majorité de la population est exploitée sous la barbe et le nez de l’administration sans issue de contestation aucune. Non seulement les gens sont embauchés à bas-salaires, mais aussi de nombreux employés passent plusieurs mois sans salaire et personne ne peut rien y faire. Tout le monde sait pourtant que le premier rôle du gouvernement est de protéger sa population, mais le régime de Biya n’a pas réussi à le faire. En fait le régime l’orchestre pour affamer le peuple et le rendre esclave. Une âme affamée est prête à servir son bourreau avec reconnaissance pour tirer de sa main un lopin de pain.

  1. Aucune durée ofãcielle d’une journée de travail typique

Si vous faites une étude sur 10 camerounais lambda pour connaître la durée d’une journée de travail normale au Cameroun, moins de la moitié vous donneront une réponse pertinente. La raison en est qu’il n’y a pas de réponse pertinente à cette question. Les services publics ouvrent leurs portes à 8 heures et les ferment à 15 heures. C’est la norme par laquelle nous pouvons dire qu’une journée de travail typique au Cameroun dure 7 heures. Mais ce n’est pas précis non plus parce qu’il y a une pause à midi. Personne ne peut vous dire combien de temps dure la pause. Les interruptions dépendent des rangs. Le directeur peut passer des heures de pause pendant que le travailleur de bureau peut passer des minutes. En outre, un fonctionnaire peut quitter le bureau à tout moment et aller faire des courses. Le salaire sera toujours payé en l’état. Ce luxe n’est pas donné au secteur privé. Ceux qui travaillent dans la construction, les usines ou d’autres domaines de ce genre sont les plus exploités de la société. Dans le privé, la journée de travail se termine quand le patron l’indique ; le jour de paie est lorsque le patron le veut : le montant à recevoir n’est pas ce qui a été convenu, mais ce que le patron juge acceptable. C’est pourquoi quelqu’un qui attendait cinquante mille francs CFA le 10 mai peut finir par recevoir trente-cinq mille francs CFA le 25 mai, c’est-à-dire avec un retard de quinze jours. La seule explication que l’on reçoit est qu’il n’y a pas d’argent. Aucune promesse n’est faite quant à savoir quand ou si le reste sera payé du tout. Un régime qui n’a que cure de telles exactions n’est pas un régime légitime.

A suivre.

Par Camer be

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